Du 13 au 16 juillet 2026, je me suis rendue à Beyrouth puis à Damas, deux villes de ma circonscription, afin d’aller à la rencontre de nos communautés françaises établies au Liban et en Syrie. Ce déplacement répondait à une exigence qui m’est chère : maintenir un lien direct et régulier avec nos compatriotes, et mesurer sur le terrain la réalité de leur quotidien dans une région traversée par de profondes tensions. La situation particulièrement difficile que connaît le Proche et le Moyen-Orient, entre crise économique persistante au Liban, occupation d’une partie du Sud du pays et transition incertaine en Syrie rendait cette présence de terrain plus nécessaire que jamais.
Beyrouth (13 – 14 juillet)
Arrivée à Beyrouth le lundi 13 juillet, j’ai retrouvé dès le premier soir plusieurs membres de notre communauté pour un moment convivial et chaleureux, fidèle à l’hospitalité libanaise.

La journée du mardi 14 juillet a débuté par un entretien avec le Gouverneur de la Banque centrale du Liban. Cet échange m’a permis d’aborder la situation financière du pays, dont les conséquences pèsent directement sur nos compatriotes : accès aux comptes bancaires, transferts, épargne bloquée. Ces difficultés, que je connais bien à travers les nombreux témoignages reçus à ma permanence, demeurent au cœur de mes préoccupations et de mon action parlementaire.

J’ai ensuite effectué un déjeuner de travail avec le Consul général de France et la cheffe du service social du consulat. Cet échange m’a permis de faire un point complet sur la situation de notre communauté, les enjeux consulaires, l’action sociale menée auprès de nos compatriotes les plus fragiles ainsi que les dispositifs de sécurité, dans un contexte régional dégradé.
L’après-midi a été consacrée à notre réseau éducatif, joyau de la présence française au Liban. J’ai d’abord rencontré la communauté éducative du lycée franco-libanais Habbouche – Nabatieh, dans le Sud du pays : sa Proviseure, Mme Sophie Labre, sa Secrétaire générale, Mme Rima Makke, ainsi que M. Mohamad Fakih, parent d’élève et maire de Kfartebnit, petite ville actuellement sous occupation israélienne, située à quelques kilomètres de Nabatieh. Ces échanges, empreints d’une grande dignité, ont témoigné du courage remarquable des équipes éducatives et des familles qui, malgré l’insécurité, continuent de faire vivre l’enseignement français.
J’ai ensuite échangé avec la communauté éducative du Grand lycée franco-libanais de Beyrouth, représentée par sa Proviseure adjointe, Mme Catherine Longuet. Ces rencontres ont confirmé la vitalité de notre réseau d’enseignement au Liban, le plus dense au monde, mais aussi les défis considérables auxquels il fait face dans le contexte actuel.

En fin de journée, après une interview accordée au média « Ici Beyrouth », j’ai eu l’honneur de participer à la réception organisée à la Résidence des Pins à l’occasion de notre fête nationale. Cette année, la réception s’est tenue dans un format volontairement plus restreint, placé sous le signe de la sobriété, en cohérence avec le contexte régional et les épreuves que traverse le Liban. Célébrer le 14 juillet à Beyrouth, même dans la simplicité, fut un moment d’émotion et de fierté, symbole du lien indéfectible qui unit la France et le Liban.
Damas (15 juillet)
Le mercredi 15 juillet, je me suis rendue à Damas pour une journée dense, dans un pays qui traverse une période charnière de son histoire.
J’ai d’abord rencontré le Conseil de gestion et le Principal du Lycée français de Damas. Cet établissement, qui a traversé des années d’épreuves, incarne la permanence de la présence éducative et culturelle française en Syrie. Nos échanges ont porté sur ses besoins, ses perspectives de développement et l’accompagnement que la représentation nationale peut lui apporter.
Je me suis ensuite entretenue avec M. Hamza Mustafa, Conseiller Europe du ministère syrien des Affaires étrangères. Cet échange a permis d’évoquer la situation du pays, les conditions de vie de nos compatriotes qui y demeurent et les perspectives de la relation entre la France et la Syrie.
Un déjeuner organisé par le Conseil d’Affaires Franco-Syrien m’a ensuite permis de rencontrer les acteurs économiques engagés dans la reconstruction et le développement des échanges entre nos deux pays.
J’ai également eu un échange approfondi avec M. Stephan Sakalian, représentant du Comité international de la Croix-Rouge en Syrie, ainsi qu’avec des représentants d’ONG françaises présentes sur place. Leur engagement humanitaire, dans des conditions souvent extrêmement difficiles, force l’admiration et mérite d’être salué.
Avant de reprendre la route vers Beyrouth, une déambulation dans la vieille ville de Damas m’a permis de mesurer à la fois la richesse patrimoniale exceptionnelle de cette cité millénaire et les stigmates laissés par plus d’une décennie de conflit.
Retour à Beyrouth (16 juillet)
Le jeudi 16 juillet, avant mon départ, j’ai tenu une permanence parlementaire à l’Institut français de Beyrouth. Ce moment d’écoute directe, essentiel à mon mandat, m’a permis de recueillir les témoignages, les préoccupations et les suggestions de nos compatriotes : démarches administratives, situations bancaires, questions de nationalité et situations familiales sensibles.
Ce déplacement m’a permis de constater, au Liban comme en Syrie, la résilience admirable, la solidarité et l’attachement profond de nos compatriotes à la France, malgré un environnement régional marqué par l’insécurité et l’incertitude. Il a confirmé, une fois encore, l’importance d’une présence parlementaire de terrain, à l’écoute des Français de l’étranger et attentive à leurs conditions de vie et de sécurité.
Je tiens à remercier chaleureusement l’ensemble de nos agents diplomatiques et consulaires à Beyrouth et à Damas, les équipes éducatives, les responsables associatifs et humanitaires, ainsi que tous nos compatriotes venus à ma rencontre. Leur engagement quotidien fait vivre et rayonner la France bien au-delà de nos frontières.









