J’ai eu le plaisir de me rendre au Caire les 16 et 17 février derniers, un séjour bref mais rempli de séquences de première importance.

J’ai tout d’abord tenu à participer à l’assemblée générale de l’AFLEC qui se déroulait au Caire et regroupait le personnel encadrant des 7 établissements de ce réseau, qui sont presque tous situés dans ma circonscription, au Liban et aux Emirats arabes unis. J’ai souhaité par ma présence souligner l’excellence et le dynamisme de l’AFLEC qui est devenu un acteur incontournable de l’enseignement français dans la région et dont j’ai pu à maintes reprises observer les méthodes de gestion et la pédagogie qui sont des plus innovantes. Toutes mes félicitations au Directeur général Rimah Hammoud et à toutes les équipes pour leur engagement.
Cette assemblée générale a aussi été l’occasion d’échanges avec les chefs d’établissements relevant de l’AFLEC au sujet des possibles réformes en cours au sein du réseau d’enseignement français à l’étranger qui suscitent, dans bien des cas, des interrogations et incompréhensions.
C’est ce même sujet que j’ai souhaité aborder au cours d’une réunion ad hoc organisée avec les chefs d’établissement du réseau d’enseignement français en Egypte qui scolarise 10 000 élèves. Ce réseau se caractérise par sa grande diversité puisqu’à côté d’un EGD (le Lycée français du Caire), on compte de nombreux établissements privés ou encore confessionnels dont certains ont été créés au 19ème siècle, témoins de l’ancienneté de nos relations avec l’Egypte et de son caractère francophone. J’avais tenu à inviter à cette réunion les représentants de l’Institut français d’Egypte ainsi que les Conseillers des Français de l’étranger. Cette séance de travail a permis à chaque établissement de faire part de ses questionnements quant à la mise en place des mesures décidées par le CA de l’AEFE le 18 décembre dernier, des évolutions qui seront mises en place prochainement au sein du réseau,et des possibles impacts sur leur établissement. Cette réunion, importante, s’inscrit dans la continuité des consultations des acteurs du réseau d’enseignement français dans ma circonscription que j’organise actuellement. Je me réjouis que les principaux établissements situés au Caire se soient mobilisés pour y participer.

La réunion était bien entendu ouverte à tous les établissements d’enseignement français en Egypte et y a aussi participé en visioconférence le proviseur de l’Ecole française de Sharm El Sheikh, tandis que j’ai poursuivi ces échanges au sujet du réseau égyptien avec le Proviseur du lycée français d’Alexandrie en visioconférence depuis Paris.

J’ai aussi été heureuse de consacrer du temps lors de ce déplacement aux Français engagés au sein de l’EFEG, l’association d’entraide créée récemment dont la mission est de venir en aide à nos compatriotes en situation précaire. Cette jeune structure a déjà fait preuve de son dynamisme en organisant le 06 novembre dernier une soirée de gala à la Résidence de France afin de récolter des fonds. J’ai été ravie de découvrir les projets qu’ils développent en ce moment en faveur notamment des écoliers français les plus démunis. Mieux vaut le répéter encore une fois pour tordre le cou aux clichés : tous les Français établis à l’étranger ne sont pas de riches expatriés, loin de là ! Les associations d’entraide ou de bienfaisance remplissent un rôle essentiel auprès de nos concitoyens qui se trouvent dans la difficulté, en complément de l’action sociale mise en place par les consulats. J’essaie, à mon niveau, de soutenir tous ces bénévoles au travers de l’association FIBRE.
Le mardi 17 février, j’ai eu le plaisir de participer à un petit-déjeuner à la Résidence de France, à l’invitation de notre Ambassadeur, SE M. Eric Chevallier, qui avait aussi convié l’équipe du Consulat général et les 3 Conseillers des Français de l’étranger qui vous représentent en Egypte. A l’ordre du jour, l’actualité et les préoccupations de la communauté française d’Egypte mais aussi la relation bilatérale entre Paris et le Caire.
Ces échanges se sont poursuivis avec le Consul général, M. Olivier Le Van Xieu, et ses équipes dans les locaux du consulat où j’ai accueilli une permanence parlementaire. Ces moments d’échanges directs avec vous sont toujours très importants pour moi et me permettent notamment de saisir le gouvernement ou les administrations concernées concernant vos difficultés au moyen de questions écrites par exemple.

Ce séjour cairote, trop bref mais très intense, s’est conclu par un déjeuner de travail avec la sénatrice égyptienne Heba Sharoubeem, membre éminent de la communauté francophone qui existe toujours au sein du Parlement égyptien. Nous avons bien entendu évoqué la question de la place de la Francophonie en Egypte, en particulier au regard de ma fonction de Déléguée générale de l’APF, mais aussi de celle des femmes au Parlement.
J’ai beaucoup apprécié son énergie et son engagement autour de la cause des femmes et de la langue française.









