J’ai eu le plaisir d’organiser le 1er octobre 2026 à l’Assemblée nationale un colloque dédié aux partenariats et à la solidarité de la France avec le Liban.
Cet événement était placé sous le haut patronage du président de la République Emmanuel Macron, dans l’engagement au côté du peuple libanais n’a jamais faibli ces dernières années.
De l’urgence humanitaire à l’éducation, de l’aide au développement à la coopération administrative, de l’action des collectivités à la coopération militaire et parlementaire, la mobilisation française emprunte de très nombreux chemins. Elle associe l’État, les ONG, les associations, les établissements d’enseignement, les collectivités territoriales et de nombreux acteurs de la société civile.
Mais au-delà des dispositifs et des moyens engagés, j’ai surtout été frappée par ce qui reliait l’ensemble des témoignages : un attachement profond au Liban. Un lien de cœur, souvent construit au fil des années, des rencontres et des amitiés, à l’image de celui évoqué par Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger. Romaric Roignan, directeur Afrique du Nord et Moyen-Orient du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, l’a résumé en quelques mots en rappelant que l’une des grandes forces du Liban réside dans sa « chaleur humaine ».
Cette force humaine est aussi celle sur laquelle le pays doit pouvoir construire son avenir. Le Liban dispose de talents remarquables, d’une jeunesse formée, entreprenante et désireuse de changement. Pourtant, beaucoup de jeunes quittent aujourd’hui le pays. Comme l’a notamment souligné Sabine Sciortino, de la Direction générale de la mondialisation du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, l’enjeu est de leur redonner des perspectives et les moyens de participer pleinement à la reconstruction de leur pays.
La France continuera d’être présente, d’accompagner, de soutenir et de mobiliser des moyens aux côtés des institutions libanaises. Mais l’avenir du Liban appartient d’abord aux Libanais. Les nouvelles générations ont un rôle essentiel à jouer pour saisir les opportunités qui s’ouvrent et reprendre pleinement en main le destin de leur pays.
Nos échanges ont aussi permis de mesurer l’engagement remarquable des acteurs humanitaires. Sur le terrain, leurs équipes doivent constamment adapter leur action aux besoins des populations alors qu’elles sont elles-mêmes directement confrontées à la guerre et à ses conséquences. Elles ont rappelé combien le respect du droit international humanitaire demeure indispensable pour protéger les civils comme ceux qui leur portent secours.
Enfin, nous avons parlé d’éducation et de francophonie. Le recul du français au Liban doit nous interpeller. Préserver ce lien linguistique et culturel, soutenir les établissements et continuer à faire vivre cette francophonie si singulière font pleinement partie de la relation franco-libanaise.
Je remercie chaleureusement Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, pour son message, Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, SE M. Rabih Chaer, ambassadeur du Liban en France, SE M. Patrick Durel, ambassadeur de France au Liban, ainsi que l’ensemble des représentants des administrations françaises et libanaises, des ONG, des associations, des collectivités, des établissements d’enseignement et des groupes d’amitié parlementaires qui ont accepté de partager leur expérience et leur engagement.
La France sera aux côtés du Liban. Mais ce colloque m’a aussi confortée dans une conviction : le Liban possède en lui-même sa première richesse, son capital humain. C’est sur lui, et tout particulièrement sur sa jeunesse, que peut se construire son avenir.










